Perturbateurs endocriniens, dangereux ?

Écrit le 5 décembre 2015 par Aurélie perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont apparus suite à l’utilisation de beaucoup de produits chimiques à partir des années 1950. L’expression a été utilisée la première fois en 1991.

Les perturbateurs endocriniens perturbent le système endocrinien en altérant ou une plusieurs de leur fonction (synthèse, stockage, transport, action, élimination). Ce système est composé de tous les organes ayant une fonction de sécrétion d’hormones dont les principaux sont des composants du cerveau (Épiphyse (1), hypophyse et hypothalamus (2)), la thyroïde (3), le thymus (4), les glandes surrénales (5), le pancréas endocrine (6), les ovaires (7) et les testicules (8). Ainsi ils modifient ou miment des hormones en en produisant en excès ou, au contraire, en bloquant leur production.

systeme endocrinien

Conséquences

Tout cela peut conduire à des effets toxiques et à des perturbations dans l’organisme. Des pathologies graves peuvent survenir plus de dix ans après comme le cancer du sein, des testicules ou de la thyroïde, l’obésité ou le diabète de type 2.

Ci-dessous les principaux perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur la santé et l’environnement selon le rapport Kortenkamp de 2011 (source : Assemblée nationale, n°1828, 25 février 2014).

perturbateurs endocriniens

♦ Le syndrome des ovaires polykystiques : Il touche une femme sur dix et il peut provoquer une absence d’ovulation.
L’endométriose : Elle concerne une femme sur dix et entraine de violentes douleurs pelviennes, des règles abondantes et il existe une possibilité d’infertilité.
La neurotoxicité développementale : Tout effet nocif sur la chimie, la structure ou le fonctionnement du système nerveux au stade du développement du fœtus ou du jeune enfant.
Le fibroïde utérin : Cela provoque une tumeur bénigne (non-cancéreuse) qui se développe à l’intérieur de la paroi utérine.
Le syndrome métabolique ou syndrome X : Il augmente le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Les publics les plus à risques

La toxicité de ces produits ne dépend pas de la dose ingérée mais de la période d’exposition et de leurs effets cumulatifs car on en trouve aussi dans d’autres produits. Les publics les plus sensibles sont les enfants (la petite enfance), les adolescents (la puberté) et les femmes enceintes (la vie prénatale).

Les voies de contamination

♦ Les voies digestives : Avec les produits présents dans les aliments, boissons, contenants alimentaires (bouteilles plastiques, films plastiques, boite de conservations…), médicaments, dentifrices, rince-bouches, objets portés à la bouche…
♦ Le système respiratoire : Avec les parfums, vapeurs de revêtements de sol, peinture, détergents, gaz, hydrocarbures, matériaux plastiques, les matériaux d’ameublement…
♦ La surface de la peau : Avec des cosmétiques (crèmes hydratantes, mousses à raser, produits de maquillage pour le visage, les yeux ou les ongles, colorants pour les cheveux, lotions, savons, déodorants ou lingettes pour le corps) ou les vêtements.
♦ Les voies cutanées ou digestives : A cause de la consommation d’eau du robinet ou à son contact (eau polluée par des composés industriels, médicaments, produits de nettoyage…).

Pour en savoir plus !

Plus pour d’informations, vous pouvez lire la brochure sur le sabotage hormonal qui est vraiment très riche en information. Le rapport d’information déposée par la commission des affaires européennes sur la stratégie européenne en matière de perturbateurs endocriniens du 25 février 2014 apporte aussi des données intéressantes.

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