H1N1, une histoire d’argent ?

Écrit le 10 janvier 2016 par Kevin H1N1

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H1N1
Unanimement, les médias relèvent les problèmes de santé liés à la vaccination contre la grippe H1N1. Il y a effectivement de quoi s’indigner. Cependant, aucun titre ne mentionne l’étonnante hausse du niveau d’alerte de l’OMS, le nombre de vaccins achetés en France ou encore les liens de Roselyne BACHELOT avec le lobby pharmaceutique.

Le 11 Juin 2009, par la voix de sa directrice Margaret CHAN, l’OMS décide d’élever le niveau d’alerte de la pandémie passant de la phase 5 à la phase 6. Cette décision aura pour conséquence de déclencher des campagnes de vaccination un peu partout dans le monde. Pourtant, lors de sa déclaration que vous pouvez retrouver ici, nous pouvons lire ceci :

« D’après les données factuelles actuellement disponibles, dans l’énorme majorité des cas, les malades n’ont présenté que des symptômes bénins et leur guérison a été rapide et complète, souvent en l’absence de toute forme de traitement médical.
Au niveau mondial, la mortalité est faible. Chacun de ces décès est tragique et nous devons nous préparer à ce qu’il y en ait d’autres. Néanmoins nous ne nous attendons pas à une augmentation soudaine et spectaculaire du nombre d’infections graves ou mortelles. »

Dans ces circonstances, comment l’OMS a t-elle pu déclencher l’alerte de niveau 6 ? Au moment des faits, nous en étions à 141 victimes dans le monde. Pour rappel, la dernière fois que l’OMS avait élevé le niveau d’alerte à la phase 6, ce fut lors de l’épidémie de la grippe dite de Hong-Kong qui fit un million de morts en 1968.
Pour se faire, l’OMS a modifié en 2005 les critères de définition d’une pandémie en supprimant tout simplement le critère de sévérité du virus dans l’évaluation de la pandémie.

Mais pour mieux comprendre les intérêts en jeu, il faut s’intéresser au comité d’urgence de l’OMS, en charge d’évaluer le niveau d’alerte. Parmi ses membres, nous trouvons par exemple le Pr Arnold MONTO qui déclara des activités de consultant auprès des laboratoires GSK, Novartis, Roche, Baxter et Sanofi, soit les principaux fabricants du vaccin contre la grippe H1N1. L’OMS avait cependant estimé à l’époque qu’il n’y avait pas de conflits d’intérêts.

 

En France

Un total de 94,5 millions de doses ont été achetées en 2009 pour 65 millions d’habitants.

  • 28 millions de doses Panenza (6,25 euros)
  • 16 millions de doses Focetria (9,34 euros)
  • 50 millions de doses Pandemrix (7 euros)
  • 50 000 doses de Celvapan (10 euros)

Le montant total de la commande serait d’environ 712 millions d’euros.
19 millions de doses ont été détruites.
Coût final après revente et annulation d’une partie de la commande : environ 400 millions d’euros.

Pour justifier une telle commande, une circulaire fut envoyée par le Ministère de la Santé aux préfets le 21 août 2009, dans laquelle nous pouvons lire que la vaccination se ferait sous la forme de deux injections à trois semaines d’intervalles, on notera par ailleurs que les vaccins ont été testés tout au mieux 3-4 mois au moment où la circulaire fut envoyée.
Nous ne pouvons évidemment pas reprocher à la Ministre de la santé de l’époque, Roselyne BACHELOT, d’avoir des liens avec le monde médical. Cependant, au regard des évènements et des soupçons de conflits d’intérêt, il est toujours intéressant de rappeler son parcours :

Après avoir interrompu ses études de pharmacie commencées à l’université d’Angers, Roselyne BACHELOT obtient son doctorat en pharmacie en 1988 dans cette même université, dont elle sort major de promotion.
Déléguée médical au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976, elle est chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989.
Elle siège au conseil d’administration du CHU d’Angers de 1986 à 2004, au titre du conseil.

 

Sources : Wikipedia – Roselyne BachelotWikipedia – Vaccination H1N1Wikipedia – H1N1 en FranceOMS – Lettre de Margaret CHANLexpressLe Monde


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