Codage nutritionnel, où en sommes nous ?

Écrit le 17 septembre 2016 par Aurélie


Codage nutritionnel

Nous avons déjà réalisé un article sur cette thématique fin 2015 en pensant que le codage nutritionnel à 5 couleurs serait mis en place en 2016. Or les lobbies de l’industrie agroalimentaire ont bien fait leur travail car celui-ci a été reporté. D’autres propositions ont d’ailleurs été émises, et une expérimentation va avoir lieu durant ce mois de septembre dans plusieurs grandes surfaces. Les résultats seront communiqués en décembre pour une mise en place au cours du premier semestre 2017.

Les quatre propositions de codage nutritionnel

« Nutri-Score » / 5 couleurs / 5 C

C’est un codage a cinq couleurs proposé par le Pr Serge Hercberg, professeur de nutrition et président du Plan national nutrition santé. Ce système permet d’avoir une vision générale de l’apport nutritionnel du produit. N’hésitez pas à consulter notre article qui traite tout particulièrement de cette proposition.

Pour résumer, cinq couleurs sont présentes sur les produits, de la couleur verte à la couleur rouge. L’attribution se base sur les calories, les acides gras saturés, les sucres simples et le sel contenus dedans. Tout cela apporte des nutriments plutôt « négatifs ». D’autre part, l’apport en protéines, en fibres ou en fruits et légumes valoriseront l’aliment. Des spécificités ont lieu pour les boissons, les fromages et les matières grasses.

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Les industriels le critiquent car certains de leurs produits seront « dévalorisés » car « trop gras », « trop sucrés » ou « trop salés ». En effet, dans cette logique, les pâtes à tartiner ou les charcuteries n’auront pas forcément des couleurs très avantageuses. Cependant, les consommateurs ont déjà conscience qu’il ne faut pas en consommer de manière excessive. Ce système de couleur permettrait de faire facilement un choix entre tel ou tel paquet de chips afin de choisir les plus intéressants d’un point de vue nutritionnel.

« SENS « / 4 couleurs

C’est une classification des aliments selon leur degré de consommation souhaitée : « très souvent », « souvent », « régulièrement en petite quantité » ou « occasionnellement ou en petite quantité ».

Il est développé par Nicole Darmon, directrice de recherches à l’Inra. Sur la même logique que le codage précédent, il y a des nutriments considérés comme négatifs (acides gras saturés, sel, sucres) et positifs (fruits, légumes, fibres…). Selon les nutriments, la pastille pourra être verte, bleue, orange ou violette. Des modulations auront lieu selon certains aliments comme les boissons ou les laitages.

Codage nutritionnel

« Nutri-Repères »

Ce système existe déjà depuis plusieurs années comme vous pouvez le constater ci-dessous.

Codage nutritionnel

Codage nutritionnel

La différence majeure porte sur un meilleur affichage des pourcentages par chaque élément : énergie, matières grasses, acides gras saturés, sucres et sel. Ces données indiquent qu’en consommant tant que g d’un produit, on va répondre à 18% de nos besoins en énergie pour la journée.

NRJ / « Traffics Lights »

C’est le système présent au Royaume-Uni depuis plusieurs années. Son fonctionnement est similaire au « Nutri-Repères » avec l’ajout d’une composante tricolore. Le vert signifiant que les apports sont faibles, l’orange moyens et le rouge trop élevés.

Codage nutritionnel

 

Sources :
quechoisir.fr
sante.lefigaro.fr
social-sante.gouv.fr

 

 

Et vous lequel préférez-vous ?

Voici un petit questionnaire afin de connaitre la prédominance parmi les quatre propositions de codage nutritionnel.

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